Nous avons accueilli la seconde équipe de nouveaux de l’année dans le cadre de nos hospitalisations brèves. La réceptivité active des postulants mais également des étudiantes est une satisfaction, très encourageante et, en même temps, douloureuse. En effet, si notre dispositif s’effondre et disparaît, sans transmission efficace et sans pérennité, qui apportera, demain, l’aide utile à la population soumise aux addictions ? Qui peut croire que l’offre actuelle soit adaptée aux besoins de la population ?
L’instrumentalisation néolibérale de l’Etat, la volonté perceptible d’imposer la déshumanisation numérique dans les activités de service et donc de la Santé, le désintérêt manifeste – insultant – de nos prétendues élites pour l’intérêt général et notre pays, l’effacement orienté de l’esprit critique, la progression cacophonique de la censure, du déni et des violences ne peuvent nous laisser indifférents.
Même si nous ne nous prenons pas pour de modernes Hercules, nous nous efforcerons, dans les prochains mois, de demeurer une force de propositions et d’initiatives.
Dans ces temps difficiles, nous avons besoin de tous pour continuer à servir l’espoir.